Collecter, infiltrer et récupérer : trois fonctions
Un caniveau recueille et transporte l’eau. Une noue peut la ralentir et l’infiltrer. Une cuve la conserve pour certains usages. Ces solutions peuvent se compléter, mais aucune ne fonctionne sans une destination pour l’eau excédentaire.
Le point de départ est le trajet actuel : toiture, terrasse, allée, point bas et sortie. Une flaque peut venir d’un creux, d’une arrivée trop importante ou d’un sol qui absorbe lentement. Creuser au point le plus humide ne répond pas automatiquement à la cause.
Collecter
Le caniveau recueille et transporte l’eau ; une sortie reste nécessaire.
Infiltrer
Le sol reçoit l’eau si ses caractéristiques et le projet le permettent.
Stocker
La cuve conserve un volume limité ; l’excédent demande un trajet prévu.
Fonctions représentées, sans dimensionnement ni implantation.

Comparer les principales solutions
| Solution | Intérêt | Limite | Entretien |
|---|---|---|---|
| Caniveau | Collecte une ligne de ruissellement | Ne stocke pas tout un épisode ; sortie nécessaire | Grille et passage d’eau |
| Noue ou jardin de pluie | Ouvrage visible ; ralentissement et infiltration possibles | Place et sol compatibles ; excédents à prévoir | Végétation, dépôts et écoulement |
| Tranchée ou ouvrage enterré | Stockage temporaire discret et infiltration possible | Capacité liée aux vides et au sol ; accès plus difficile | Prétraitement et points de contrôle |
| Cuve aérienne | Récupération simple pour le jardin | Volume limité ; gel et trop-plein | Filtre, cuve, robinet |
| Cuve enterrée | Plus de stockage sans encombrer la surface | Terrassement, accès et équipements plus coûteux | Filtration, pompe éventuelle et nettoyage |
Un drain vise notamment l’eau dans le sol ; un caniveau recueille l’eau en surface. Les employer comme synonymes peut conduire à choisir un ouvrage qui ne traite pas le bon trajet.
Les repères techniques vraiment utiles
1 mm de pluie sur 1 m² représente 1 litre. Sur 80 m² de surface collectée vue de dessus, 20 mm donnent 1 600 litres avant pertes. Une cuve vide de 300 L ne peut donc en contenir que 300 : 1 300 L resteraient à gérer dans cet exemple simplifié.
Un ouvrage rempli de cailloux ne stocke l’eau que dans les espaces entre eux. Son volume total n’est pas son volume disponible. L’infiltration dépend aussi de la capacité du sol et du temps de vidange, pas seulement de la taille du trou.
Le Cerema, avec l’outil OASIS, distingue pluie, surface collectée et caractéristiques d’infiltration. Aucun volume de tranchée ni distance aux fondations ne peut être déduit ici d’une seule surface. Le sol, les bâtiments, la nappe et les règles locales participent au choix.
Un prix réel de récupérateur
| Produit | Prix TTC | Fourni | Non compris |
|---|---|---|---|
| GARANTIA rectangulaire sable 300 L ; réf. 66774001 | 39,90 € | Cuve, couvercle et robinet | Collecteur, socle, raccordements et pose |
Source : Leroy Merlin, revérifiée le 15 octobre 2026. Deux cuves coûtent 79,80 € et offrent 600 L nominaux au total ; leur connexion et leur implantation restent à prévoir. Livraison éventuelle en supplément.
La fiche de cette cuve indique qu’elle ne résiste pas au gel et impose sa vidange en période de gel. Le collecteur et le trop-plein doivent correspondre au système. Ce prix n’est pas celui d’une installation enterrée ni d’une solution complète contre les inondations.
Pour une solution au sol, le budget comprend terrassement, évacuation des déblais, matériaux, raccordements, finitions et entretien. Des devis comparables indiquent la surface collectée, le volume réellement disponible pour l’eau et la gestion des excédents.
Les règles et limites à connaître
Le zonage pluvial et le service local précisent les conditions de rejet ou d’infiltration. Le terrain inférieur reçoit l’écoulement naturel, mais cette règle n’autorise pas des travaux qui aggravent les apports chez le voisin. Source : Service Public — écoulement entre terrains.
L’eau récupérée n’est pas potable. Les usages sont encadrés et le réseau d’eau de pluie doit rester distinct de l’eau potable. Un système alimentant le réseau intérieur implique notamment une déclaration en mairie, auprès du service chargé de l’assainissement, avec l’adresse et l’estimation des volumes utilisés à l’intérieur. Source : Service Public — récupération. L’arrosage et certains nettoyages extérieurs sont des usages prévus. À l’intérieur, WC, lavage des sols ou du linge relèvent des conditions sanitaires du système. Boisson, cuisine, vaisselle et hygiène corporelle sont exclues. Une cuve pour le jardin et un réseau intérieur sont deux projets différents.
Préparer la suite
Le calculateur de pluie donne un volume indicatif avec vos hypothèses ; il ne dimensionne pas l’infiltration. Pour l’arrivée depuis le toit : choisir ses gouttières. Pour un débordement : localiser les causes. Les détails et exemples supplémentaires sont conservés ci-dessous.
Pour préparer les quantités et les travaux
Ouvrir le dossier détaillé : calculs, préparation, budget et achats.